{"id":300271,"date":"2025-06-24T12:47:33","date_gmt":"2025-06-24T12:47:33","guid":{"rendered":"https:\/\/secure.cief.org\/wp\/?page_id=300271"},"modified":"2025-10-08T20:13:42","modified_gmt":"2025-10-08T20:13:42","slug":"appel-a-sessions-proposees-par-les-membres-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/secure.cief.org\/wp\/?page_id=300271","title":{"rendered":"Appel \u00e0 sessions (propos\u00e9es par les membres)"},"content":{"rendered":"<p><strong>1. La litt\u00e9rature suisse romande contemporaine : l&rsquo;an 2000 jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent<\/strong><\/p>\n<p>Cette s\u00e9ance se propose de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l\u2019\u00e9tat actuel de la litt\u00e9rature suisse romande contemporaine. Avec un fort accroissement des maisons d\u2019\u00e9ditions et des auteurs ces deux derni\u00e8res d\u00e9cennies, elle gagne \u00e9galement en visibilit\u00e9 de nos jours gr\u00e2ce \u00e0 la renomm\u00e9e internationale d\u2019\u00e9crivains et d\u2019\u00e9crivaines tels que Jo\u00ebl Dicker et Elise Shua Dusapin. Cela dit, il existe bien d\u2019autres auteurs romands contemporains dont l\u2019oeuvre m\u00e9rite notre attention (Michel Layaz, Yves Laplace, Thomas Sandoz, Catherine Safonoff, Pascale Kramer, Aude Seigne, Blaise Hofmann, Bruno Pellegrino, Anne-Sophie Subilia, Fanny Desarzens, etc). Il s\u2019agit ainsi de s\u2019interroger sur les questions socio-politiques, linguistiques, philosophiques, personnelles, et autre, abord\u00e9es par les oeuvres romanesques suisse-romandes publi\u00e9s depuis 2000 et d\u2019examiner les proc\u00e9d\u00e9s employ\u00e9s pour en parler.<\/p>\n<p><strong>Contact :<\/strong> M. Steven URQUHART\u00a0 <a href=\"mailto:steven.urquhart@uleth.ca\">steven.urquhart@uleth.ca<\/a><\/p>\n<p><strong>2. Convergences et ruptures dans les trajectoires litt\u00e9raires familiales<\/strong><\/p>\n<p>Les questions de filiation, biologique ou litt\u00e9raire, sont un des enjeux principaux de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise du XXe si\u00e8cle (Viart, 1999 ; Demanze, 2008). C\u2019est surtout le r\u00f4le des p\u00e8res en tant que d\u00e9positaires d\u2019un r\u00e9cit familial lacunaire qui a \u00e9t\u00e9 explor\u00e9 (Viart, 2009). Cependant, il est possible de repenser le m\u00e9canisme de la filiation en se focalisant sur la restitution de la part des \u00e9crivain.e.s de leurs propres g\u00e9n\u00e9alogies f\u00e9minines (Beizer, 2009). En ce sens, le lien familial et de collaboration existant entre Judith Cladel (1873-1958) et sa ni\u00e8ce Dominique Rolin (1913-2012) est embl\u00e9matique. Sans se limiter \u00e0 ce dernier cas, cette s\u00e9ance explorera les convergences et les ruptures qui existent dans les trajectoires litt\u00e9raires familiales des \u00e9crivain.e.s francophones.<\/p>\n<p><b>Contact :<\/b> MME Maria Francesca RUGGIERO\u00a0 <a href=\"mailto:mariafrancesca.ruggiero@unibo.it\">mariafrancesca.ruggiero@unibo.it<\/a><\/p>\n<p><strong>3. Exil et (re)construction identitaire: entre utopie et r\u00e9alit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>M\u00eame si l\u2019utopie est souvent caract\u00e9ris\u00e9e par une \u201centr\u00e9e en conflit avec la r\u00e9alit\u00e9\u201d (Kameni 1), n\u00e9anmoins l\u2019on ne peut s\u2019emp\u00eacher d\u2019aspirer \u00e0 se rapprocher de ce monde imaginaire non seulement pour trouver une vie meilleure, mais aussi pour m\u00e9riter sa part de bonheur. \u00c0 cet effet, de nombreux \u00e9crivain.e.s francophones, tels qu\u2019Alain Mabanckou, Dany Laferri\u00e8re, Mohamed Sarr, Ananda Devi, Nathacha Appanah entre autres, ont quitt\u00e9 leur pays d\u2019origine pour d\u2019autres horizons. Or, si l\u2019exil, volontaire ou involontaire, transpara\u00eet dans l\u2019\u00e9criture des auteurs dans la production des \u0153uvres romanesques francophones, d\u2019une perspective p\u00e9dagogique, l\u2019utopie s\u2019incarne \u00e9galement dans l\u2019apprentissage des langues. Pourquoi apprend-on une nouvelle langue sinon pour acc\u00e9der \u00e0 un ailleurs imagin\u00e9 ? Quelle que soit la motivation (financi\u00e8re, sociale, psychologique), cette projection vers un avenir diff\u00e9rent constitue d\u00e9j\u00e0 une utopie sur le plan identitaire : l\u2019apprenant.e habite un monde linguistique qui n\u2019est pas encore le sien, mais auquel il ou elle aspire appartenir. La salle de classe plurilingue se transforme ainsi en espace utopique : un lieu de n\u00e9gociation de voix, d\u2019identit\u00e9s et d\u2019appartenances, o\u00f9 plusieurs langues et cultures coexistent de mani\u00e8re dialogique. D\u00e8s lors, les apprenant.e.s de langues \u00e9trang\u00e8res vivent une esp\u00e8ce d\u2019exil symbolique pendant la reconstruction du soi plurilingue. Cette session accueille des propositions ax\u00e9es sur l&rsquo;exil, la qu\u00eate identitaire, l&rsquo;apprentissage des langues additionnelles, le plurilinguisme et le pluriculturalisme, entre autres.<\/p>\n<p><b>Contact :<\/b> MME Sushma DUSOWOTH\u00a0 <a href=\"mailto:sushma_dusowoth@uhearst.ca\">sushma_dusowoth@uhearst.ca<\/a><\/p>\n<p><strong>4. Exil, immigration et reconstruction identitaire dans le roman francophone du XXIe si\u00e8cle<\/strong><\/p>\n<p>Depuis les ann\u00e9es 2000, le ph\u00e9nom\u00e8ne de l&rsquo;exil ou\/et de la migration ne cesse d&rsquo;enrichir le champ de la litt\u00e9rature francophone. Les \u00e9crivains migrants explorent l&rsquo;alt\u00e9rit\u00e9 et naviguent entre culture d&rsquo;origine et r\u00e9alit\u00e9s de la terre d&rsquo;acceuil. Leur rapport \u00e0 la langue fran\u00e7aise et \u00e0 leur langue d&rsquo;orine, leur d\u00e9sir de revisiter leur pass\u00e9 sous un angle nouveau, aboutisent \u00e0 des questionnements li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;identit\u00e9 du sujet migrant. Dans ce contexte, l&rsquo;\u00e9criture devient un moyen de reconstruction identitaire dans une perspective de rupture par rapport \u00e0 l&rsquo;id\u00e9al des origines.<\/p>\n<p>L\u2019objectif de la session est d&rsquo;interroger les formes et ptatiques d&rsquo;\u00e9citure de l&rsquo;identit\u00e9 re-compos\u00e9e en contexte d&rsquo;exil et de migration dans le roman francophone du XXIe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Nous invitons des propositions de communication autour des axes suivants:<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature et langue en francophonie,<\/p>\n<p>\u00c9criture identitaire,<\/p>\n<p>Exil dans la langue,<\/p>\n<p>Probl\u00e9matique du retour,<\/p>\n<p>\u00c9criture de soi, etc.<\/p>\n<p><b>Contact :<\/b> MME Aminata AIDARA\u00a0 <a href=\"mailto:aminata.aidara@ucad.edu.sn\">aminata.aidara@ucad.edu.sn<\/a><\/p>\n<p><strong>5. (Non-)Repr\u00e9sentations du trauma et imaginaires de r\u00e9paration et de gu\u00e9rison contemporains<\/strong><\/p>\n<p>Ce panel a pour vis\u00e9e d&rsquo;explorer les postures, approches et pratiques litt\u00e9raires et artistiques contemporaines dans la (non-)repr\u00e9sentation du trauma (historique, familial, colonial, inter\/transg\u00e9n\u00e9rationnel, intime, parmi d&rsquo;autres), ainsi que de questionner les possibilit\u00e9s de r\u00e9paration et de gu\u00e9rison dans la mani\u00e8re dont les interpr\u00e9tations et (r\u00e9)\u00e9critures du trauma permettent de voir, dire, ou encore vivre autrement. Ainsi, que nous disent les textes litt\u00e9raires et les productions artistiques eux-m\u00eames sur le trauma ? Comment se positionnent-ils vis-\u00e0-vis d\u2019eux ? Comment penser les liens entre litt\u00e9rature, arts et trauma, mais aussi les liens entre litt\u00e9rature, arts et gu\u00e9rison et r\u00e9paration ? Ce panel invite des perspectives interdisciplinaires, \u00e0 l&rsquo;intersection des \u00e9tudes litt\u00e9ratures et culturelles, des humanit\u00e9s m\u00e9dicales, des trauma studies, des care studies, et des \u00e9tudes d\u00e9coloniales.<\/p>\n<p><b>Contact :<\/b> MME Jennifer BOUM MAKE\u00a0 <a href=\"mailto:jb2899@georgetown.edu\">jb2899@georgetown.edu<\/a><\/p>\n<p><strong>6. Imaginaires d\u00e9coloniaux : genre, pouvoir et r\u00e9sistance dans la litt\u00e9rature francophone<\/strong><\/p>\n<p>Ce panel propose d\u2019explorer les imaginaires d\u00e9coloniaux dans la litt\u00e9rature francophone en mettant en<br \/>\nlumi\u00e8re les dynamiques de genre, de pouvoir et de r\u00e9sistance. En dialogue avec des penseurs<br \/>\npostcoloniaux tels que Frantz Fanon, Homi Bhabha, Achille Mbembe et Ng\u0169g\u0129 wa Thiong\u2019o, mais aussi<br \/>\navec des th\u00e9oriciens d\u00e9coloniaux comme Walter Mignolo, An\u00edbal Quijano ou Silvia Rivera Cusicanqui,<br \/>\nce panel insiste sur une distinction fondamentale : alors que les \u00e9tudes postcoloniales demeurent souvent<br \/>\nancr\u00e9es dans l\u2019analyse critique des h\u00e9ritages coloniaux, la pens\u00e9e d\u00e9coloniale se con\u00e7oit avant tout<br \/>\ncomme une praxis radicale \u2014 un processus actif, inachev\u00e9, de d\u00e9construction de la colonialit\u00e9 du pouvoir,<br \/>\nde reconfiguration des savoirs et d\u2019invention d\u2019alternatives politiques et culturelles.<br \/>\nPlurielle et travers\u00e9e par des horizons philosophiques, politiques et \u00e9pist\u00e9mologiques parfois divergents,<br \/>\nla d\u00e9colonialit\u00e9 met au premier plan les voix autochtones, les dynamiques Sud-Sud et Nord-Sud, ainsi que<br \/>\nl\u2019agentivit\u00e9 des communaut\u00e9s dans les processus de transformation sociale. \u00c0 travers l\u2019\u00e9tude d\u2019\u0153uvres et<br \/>\nde cr\u00e9ations issues des espaces postcoloniaux, ce panel examinera comment les auteur\u00b7rice\u00b7s et artistes<br \/>\nfrancophones d\u00e9ploient des strat\u00e9gies narratives et esth\u00e9tiques qui r\u00e9inventent les r\u00e9cits et imaginent de<br \/>\nnouvelles formes de r\u00e9sistance critiques et transformatrices.<\/p>\n<p><strong>Contact :\u00a0<\/strong>MME Nevine EL NOSSERY\u00a0 <a href=\"mailto:elnossery@wisc.edu\">elnossery@wisc.edu<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. 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